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mercredi 14 mai 2014

L'affaire du Lem Sushi...

*Cet article commence par un flashforward, ou prolepse si vous êtes littéraire. Ceci étant signalé, je me rends compte qu'il aurait aussi fallu signaler le fait que cet article, avant le flashforward, commence par un avertissement concernant le flashforward.

...

Personne n'est parfait.
*



Imaginez... Une nuit pluvieuse, dans la capitale des Gaules... Un homme sort, sans capuche -pour faire ambiance tristesse-, allume une cigarette... Tire sur sa clope, puis la balance en toussotant, se rappelant que ça fait bien un an qu'il a officiellement arrêter de fumer... Et... Il se rappelle... Il repense à cette affaire, à cette terrible histoire qui aura remis en question ses principes les plus fondamentaux... Avançant sous la pluie, il continue de s'imaginer en train d'écrire son article, ponctuant chacune de ses phrases par une suite de points, pour rendre plus dramatique et mystérieux...

*Fin du flashforward...*

C'était il y a un peu plus d'un mois, environ, un jour d'avril sans poisson, mais pourtant j'avais envie de sushis. Mon âme vagabondant aux alentours de Cordelier, je pris l'envie d'aller grailler au Noboru, ce délicieux restaurant japonais où l'on mange si bien et si bon. Je vous en ai déjà parlé, de ce resto : c'est une tuerie, et si vous y foutez pas vite les pieds, vous ratez votre vie.
A la sortie, j'étais d'humeur à boire une binouze, et comme à ma drôle d'habitude, je me suis rendu au Rock'n'Eat, parce qu'il y a là-bas des individus parfois fort sympathiques et amicaux. Bon, il y a aussi des foutus poseurs de merde (68%), des connards/queutards insultants pour la race humaine (79%), et des grognasses qui feraient passer Miley Cirus pour une militante féministe engagée (37%). Et si vous vous demandez comment j'ai calculé mes pourcentages, sachez que chez les metoux, il y a des metoux queutard poseur et des metoux pas queutard mais poseur... Etc.


C'est là-bas que se produisit l'horreur : en devisant avec une habituée à propos de restaurant japonais aux alentours de Cordelier, j'échangeai avec elle une carte du Noboru contre une carte du... Lem Sushi. Horreur ! Damnation ! Infamie ! Car oui, vous vous en doutez, je venais d'échanger mon Reptincelle contre un Rattata !!

Mais innocent que je suis, je l'ai cru, quand elle m'a raconté à quel point elle aimait aller grailler là-bas, que les sushis, les makis, les californias y étaient truculeusement truculents. Et comme j'ai pour principe de ne jamais cracher sur une bonne découverte, pour vous comme pour moi, hein, bah j'y suis allé...

*Fin de la mise en situation. Si vous êtes toujours là en train de lire, c'est le moment de souffler avant d'attaquer la bataille.*

Le LEM SUSHI
J'ai une théorie, en ce qui concerne les restaurants japasiatiques - oui, je me permet ce néologisme pour caractériser les restos asiatiques servant de la pseudo-graille japonaise car c'est à la mode : cette théorie, c'est que si le nom du resto comporte "Sushi", la bouffe est dégueulasse. C'est vrai, après tout : vous imaginez un constructeur de bagnole dont le nom comporterait "voiture" ?... Quoi, comment ça "Volkswagen"?? Aucun rapport, voyons...

J'entre donc enfin dans le resto, un mois après avoir dialoguer avec la nana du Rock'. Niveau décoration, je dirais que j'ai connu des friches industriels plus personnel : des murs peints en blanc à l'arrache, quelques déco asiatisantes trouvables en promo chez Babou... On peut dire que c'est sobre... A chaque seconde, je me demandais ce que je venais foutre là. Mais je suis Graillonaute de l’Extrême !! J'ai pas peur, moi !!


Histoire de vous présenter la totale, je commande un ensemble varié : sushis, brochettes, california makis, et une bouteille de saké pour faire glisser le tout, au cas où. Après une soupe miso digne des meilleurs soupe en sachets du rayon Japon d'Auchan, j'étais excité comme une puce à l'idée de quitter les lieux. Mais j'avais déjà commandé la suite, et mon saké arrivait promptement.

Et quel saké... Un coup de nez au dessus de la bouteille chaude et je savais que ça allait être dégueu. Mais j'étais encore loin du compte : ma première gorgé me fit me demander s'ils avaient pas confondu "saké" et "détartrant pour évier". Sérieusement ! Y doit y avoir un nouveau produit ménager en vogue, je suis sûr, un truc qui s'appelle "DÉCAP'SAKÉ" et ils le servent à leurs clients !! C'est pas possible autrement !!

Les sushis et californias, maintenant... Disons que pour les californias, il faudrait réinventer le mot "pingre". Un PETIT morceau de saumon, avec un PETIT morceau d'avocat, entouré d'un PETIT morceau d'algue avec le MINIMUM de riz... Je déconne même pas : il y avait plus de grain de seigle que de grain de riz dans les californias !! Une putain d'atteinte à votre porte-feuille !! Quant aux sushis... J'ai cru qu'ils avaient oublié de mettre le saumon, tant celui-ci n'avait aucun goût.

Bon : pour ce qui est des brochettes, c'était déjà mieux.



NAN J'DÉCONNE !!! MUAHAHAHA !! Quel boute-en-train je fais, je sais... Là encore, on sent le professionnalisme Sodebo à l’œuvre : des brochettes de viande à te faire devenir végétarien, ou stérile, tu sais pas trop. A noté qu'ici aussi, comme dans tant d'autres resto jap dégueu, les brochettes de boulette de viande semblent constituées de morceaux d'os broyés mixés avec du gras et des restes... Ouais, bon appétit.

J'en arrive finalement à mon affaire, celle qui me taraude depuis que je me suis levé, ai été payé l'addition (25€ le voyage, bonjour le dépaysement), et suis sorti dehors, les jambes faibles et l'estomac au bord des lèvres : QUEL ÉTAIT LE POT DE SAUCE SUCRÉE ET LE POT DE SAUCE SALÉE ?

C'est vrai, ça, merde. J'ai tendance à vouloir prendre la sauce salée, mais là en goûtant l'une et l'autre, j'ai eu l'impression d'avoir affaire à la même sauce. Est-ce parce que dans ce bouge on transvase la sauce sucrée dans la salée quand celle-ci a l'air trop vide, et inversement ? Ou bien était-ce le saké dégueu qui avait radicalement flinguer mon palais, à tel point que je n'ai pas su différencier le salé du sucré ? Ou est-ce une forme d'enseignement mystique traditionnel japasiatique, sur l'illusion du choix et les apparences pas trompeuses ? Mystère...

Conclusion :

Ce Lem Sushi est une insulte. Il y a largement mieux, même dans le style "boui-boui japasiatique de merde". Je ne vous le conseille pas, mais alors pas du tout. D'autant que pour moins cher et très largement meilleur, dans le même quartier, il y a le Noboru. Je dis ça... Si vous avez des goûts de chiotte, c'est votre problème.



P.S. : J'aurais souhaité vous proposer quelques photos des lieux, de la bouffe etc., mais en vérité j'étais tellement mal à l'aise, entre les regards en biais des serveurs et l'horreur de la graille que j'ingérais que j'ai zappé de prendre des clichés. Mais vous perdez pas grand chose, je vous assure.

mercredi 27 mars 2013

Le Noboru

Z'êtes prêts pour une bonne claque dans votre gueule ? Z'êtes parés à vivre une expérience gustative unique et particulièrement appréciable dans le triste gris lyonnais en matière de jap' ? Z'avez plutôt intérêt, parce que là, je vous sers de quoi grailler bon !

Et pour ceux qui ont vraiment la dalle, je commencerai par la conclusion, histoire qu'ils foncent ensuite au Noboru pour se sustenter.

Conclusion
Ce resto est juste GÉNIAL : sushis, brochettes, saké, etc. Une fichue tuerie que j'ai toujours du mal à quitter dès vient le moment de la fin du repas. Pas la cantine la moins chère de Lyon, certes, mais bordel ce que c'est BON !!








Oui, ok, c'est pas tout, je vais développer.


J'ai découvert le Noboru de façon très imprécise : je crois bien qu'un prof m'en avait touché deux mots, pis j'ai oublié, pis je cherchais un jap' pas dégueu sur Lyon, pis je trouvais pas, pis je passe devant celui-ci, un peu plus onéreux que la moyenne, pis je me dis "Tiens, faudra tester...", pis je me décide enfin en décembre... Et me voici, en février mars, avec un article dans la lignée des Articles Zombies, mais pas tout à fait car vu que je suis retourné plusieurs fois là-bas, je peux vous faire un bel article bien plus détaillé !


Ça commence comme un bon film qu'on a envie de se mater en boucle : introduction tranquille à l'histoire, musique qui colle au propos, et cocktail générique offert par le patron. Typiquement le genre de resto où l'on n'osera pas réclamer l'offre du Petit Paumé, parce que ça serait vraiment vulgairos d'en rajouter davantage. Le cocktail de bienvenue pose d'ailleurs bien le décor : ici, on veut que vous soyez bien, que vous vous sentiez à l'aise. Et faut dire ce qui est : ça fonctionne.




Le cocktail, en lui-même, je ne me souviens plus trop de ce qui le compose. Bon, je sais qu'il y a un litchi qui trempe joyeusement au fond -c'est d'ailleurs marrant de le grailler quand on a fini son verre-, mais de quel alcool il s'agit... Alors là, j'en sais fichtrement rien. Mais c'est fort bon, ma foi !

C'est aussi à ce moment-là que l'on savoure le menu. Bon, faut avouer que c'est pas donné... Certes. Mais niveau qualité-prix, on tape dans du luxe sans pour autant devoir vendre ses organes au marché noir ! Comptez minimum 16€ pour un menu le soir, et le maximum pour une personne est 31,50€, il me semble. On trouve également des menus à 10-12€ le midi, mais je n'ai pas eu l'occasion de les tester. Dans tous les cas : ça déchire et ça vaut largement le coût, je vous assure !

Les menus proposent tous un bon assortiment de ce qu'il y a à découvrir dans ce restaurant. Que ce soit les sushis, les makis, les brochettes, jusque là rien de dépaysant dans l'horizon japonais que l'on a coutume de déguster. Mais il y a un "plus", un petit truc machin que je ne saurais dire qui vous fait dire "Wouah j'ai le choix !".


La première fois que je suis allé dans ce resto, il a fallu attendre ma première bouchée pour que toute mes suspicions se fassent la malle : mais dès l'instant où mon palais a été mis à contribution, je savais formellement qu'on s'était pas foutu de ma gueule. MY GODNESS, THAT WAS AWESOME !! Pour l'occurrence, je vous ai fait une photo de mon premier repas là-bas : il s'agissait de tofu frit avec une sauce dont je me souviens plus trop ce que c'était... Mais j'avais été totalement bluffé par le tofu : pas gras, exonéré de ce répugnant goût d'huile que se farcissent habituellement chaque portion de graille frite sans ménagement... Du grand Art, et ce n'était que ma première grosse claque de la soirée. Une autre fois, j'ai goûté du thon cuit marinée dans une sorte de sauce tomate... J'ai bien cru que j'allais avaler le bol avec, tellement c'était délicieux !

On enchaîne ensuite avec le reste du repas : Sushis, Makis et bien entendu, parce que j'adore ça, des California rolls. Le riz est top, le poisson est top... L'un des meilleurs sushis que j'ai goûté de ma vie. Parole, hein ! Parce que, comme ça, ça fait pauvre dans l'assiette, genre deux sushis qui bataillent, tris makis et seulement trois california... Mais vu comment ils déchirent tout, c'est largement suffisant pour avoir un orgasme culinaire ! OUI MADAME, JE VOUS PROMETS UN ORGASME, MADAME !


Viennent ensuite les brochettes. C'est la partie la plus délicate de l'histoire, vu que j'aime à squatter un resto jap' à volonté, à Paname, où je suis redoutablement fan de leurs brochettes. Mais là en fait, nouvelle claque : même cette fichue brochette aux boulettes de poulet, je veux en recommander d'autres tellement j'ai aimé !


J'en suis même arrivé à me rappeler un vieux souvenir de délicieuses brochettes, goûtées il y a longtemps dans le petit village italien de Popoli, pas loin de Pescara : il y avait là-bas une spécialité de mini-brochette de bœuf absolument délicieuse... Et c'est à peu près tout ce que je peux trouver comme comparaison équitable. En plus, le riz est excellent.

Pour le dessert, j'ai opté la première fois pour le dessert maison : de la pâte dont-je-me-souviens-pas-le-nom-mais-qu-on-trouve-dans-les-fondants-coco frite. Genre le truc tout simple, mais là encore pas gras pour un sous, LE dessert parfait pour finir un aussi merveilleux repas. Je déconne pas : goûtez-le, je vous jure que ça tatane sévère !

Ajoutons à cela le service impeccable -chaque plat est débarrassé pile au moment où on l'a terminé, sans que cela ne soit pesant ou pressant, grande classe-, le saké chaud qu'il faut ABSOLUMENT goûter, et le petit dernier verre d'alcool de riz offert par le patron au moment de présenter la note... Je suis toujours reparti avec le sourire, et ça, même avec un menu à 20€, ça vaut le détour.

Sincèrement, une fois par mois, c'est pas trop se tuer le budget, et pis un petit Noboru, ça vous recharge vos batteries !


Noboru
28 rue Henri Germain
69002 Lyon
04 82 21 89

lundi 6 août 2012

Jap'Honey : THE RETURN!!

Voici quelques temps, j'ai eu l’extrême bonheur de découvrir un fameux restaurant japonais sur Paname, et l'extrême malheur de découvrir un désastreux restaurant japonais sur Lyon.

C'est suite à cet article que l'on me conseilla un jap' sur Lyon, et qu'au même moment (à environ deux mois d'intervalle), je rencontras une merde abyssale venue tout droit d'une autre planète...



Le Yomogi
Le bon resto, pour commencer. Autant le dire : j'ai été conquis. Je suis vraiment heureux qu'un tel restaurant se trouve à Lyon, que l'on puisse profiter d'un bon repas en terrasse, sans voiture pétaradante polluante et puante à proximité. L'air de rien, c'est un énorme plus, en presqu'île.
Dès réception du menu, la serveuse nous informe que les produit à base de bœuf sont indisponibles, et ce pour la simple et bonne raison que l'établissement utilise des produits frais, et rien que des produits frais. Oui môssieur, ça c'est Classe môssieur!! Même si ça ampute le menu d'une ribambelle de plats : top of the pop! Ça pose direct l'ambiance : ici, on rigole pas avec ce que tu vas t'enfourner dans le bidon.
J'opte donc pour une bière japonaise (en pression, siouplé!), des gyozas et un ramen au porc. La pinte arrive assez vite, et la chope à anse est remplie à raz bord. Classe! Vraiment classe, même : je ne m'étais jamais fait la réflexion avant, mais boire une bière dans un verre à anse semble offrir un coté noble à la biture. Si si, j'vous jure!! Bon, c'est vrai que se rendre compte de ça avec de la binouze japonaise, c'est un peu moins classe, mais réfléchissez-y, y a du vrai dans ce que j'raconte-là, j'suis certain.

Les gyozas arrivent ensuite, et je les enfourne sans même prendre le temps de les photographier pour le blog. Bon, sur ce coup, c'est la faute du cuistot : z'étaient trop bons, ces trucs!! Quand j'en ai eu mangé un, j'en voulais direct un second!! Puis un autre!! Et un autre!!... Et les huit sont passés en quelques deux minutes chronos. Vraiment délicieux, je vois pas d'autre mot : on sent chacun des ingrédients, y a rien à redire.


Le ramen (cf photo) a duré plus longtemps, et j'étais presque navré d'avoir fini le bol à la fin. Les nouilles avaient du goût, la viande, elle aussi, avait du goût, le bouillon ne gâchait pas l'ensemble, non : il l'accompagnait. C'est vraiment l'un des meilleurs ramen que j'ai graillé dans ma vie, parole de ventre-sur-pattes...

Le prix cependant donne moins envie d'y squatter quotidiennement : pas de menu le samedi midi : résultat, 21€ le tout. C'est cher, putain ouais! mais c'est bon, et on y est bien installé.

Conclusion :
Malgré des tarifs violents, adoucis uniquement le midi en semaine, l'un des jap' les plus truculents que l'on puisse trouver à Lyon. Interdiction formelle de passer à coté sans le voir!!

Yomogi
Place Sathonay
1 rue Hippolyte Flandrin,
69001 Lyon


Le coté obscur, maintenant.

La répugnante engeance du fin fond du trou du cul bien noir de la galaxie pas assez lointaine lointaine...

C'est une époque de guerre civile. Les impérialistes ont décrété l'embargo de sushis sur Lyon, laissant de nombreux commerces aux mains de contrebandiers spécialisés dans le kebab. Malgré le blocus qui annihile le palais des braves gens en centre-ville, un vaisseau rebelle, nommé Planet Sushi, tente une percée tendance au cœur même de la presqu'île, dans la touristique et réputée rue Mercière...
Face à cela, la population s'interroge : serait-ce un nouvel espoir?...




Et bah... non.
Design hype et recettes originales : voici lancé à travers les méandres de la jungle cosmique un nouveau vaisseau usurpateur, véritable flotte de combat qui gagne sa clientèle à coup de sonorité boum-boum et d'une grille de produits qui n'ont finalement de bon que leurs noms.
Hawaii Vincent les a vu : les sushi"thon braisé"/envahisseurs sont là!!
 Définitivement, j'emmerde les chaînes de restaurants de ce genre, qui sous couvert de te filer des sushis, t'entubent jusqu'à l'arcade sourcilière. Merde, quoi!! Le poisson et le riz n'ont aucun goût, tellement vide de saveur que je me souviens même plus si je les ai mangé!! P'tain mais c'est pas possible d'infliger ça aux gens!! Y a bien un moment où ça va être interdit de vendre des produits de merde comme ça!! Ah ouais, c'est joli, à l'intérieur, ouais, mais comme dit le Joueur du Grenier "Mettre du caca dans une crêpe s'en a jamais fait du nutella, hein!!"

Merde merde merde et triple merde!!!


Conclusion
Encore une fois, la preuve qu'une bonne communication, un design tendance, des tarifs exorbitants et des recettes originales peuvent faire avaler n'importe quoi à des gens en quête de saveurs exotiques. A oublier d'urgence.

mardi 17 juillet 2012

What The Vrac : Le Retour du Retard d'Avant!!

Bon. Très bien. Ok. Je le fais, je rattrape mon retard de vrac. Oui, on m'a rien réclamé... Mais voilà, je le fais. Na.

La Gordon.
Bon, c'est le genre de truc, quand t'en parles, t'es obligé de confesser une erreur de jeunesse. Sincèrement, oui : c'est une erreur de jeunesse. J'étais...

*Vision floutée, effet flashback pourrite comme dans les sitcoms françaises du Club Dorothée*

J'étais jeune, à l'époque... Ma barbe était moins drue mais ma chevelure avait déjà ce panache et cet éclat qu'ont les oiseaux en percutant de nuit un building. Il ne pleuvait pas dehors, mais on va dire que si, ça fait plus flashback. Je trouvais refuge dans un magasin d'alimentation de masse, genre avec un logo que tu devines une des trois premières lettres de l'alphabet. Et oui, je pourrai directement cité "Carrefour", mais c'est un flashback, j'te dis, faut du mystère, un peu.
Au détour d'un rayon, dans lequel je me promenais fortuitement -oui oui-, un brave monsieur vantait la nouvelle bière Gordon, et offrait un verre à qui en achetait.
J'achetu... Je goûtu... Et........

Oui, je ne sais pourquoi, j'aimu.

Difficile à trouver, cette bière, j'en gardu un souvenir ému...

*fin de la vision floutée caca*

J'en retrouve l'autre jour à Carrefour. "Tiens, il me semblait que c'était bon", que j'me dis.

Bah non. C'est de la merde, à 10%, 12%, genre pisse alcoolisée pour punk-à-chien. Quelle déception... C'est triste de pervertir des souvenirs, comme ça. A l'époque, je me souviens, j'avais fait une soirée "Binouze" avec des amies, parce que l'une d'elles m'avait dit aimer la bière alors qu'elle parlait de kro... Ninkasi, Guinness, Delirium, et j'en passe, on avait tout goûté pendant la soirée. Une tuerie de bombe de balle!
Maintenant, j'en viens à tout remettre en question : devrais-je faire un mois de la binouze, pour réaffirmer mon amour pour ce doux nectar brun, ou blond, ou roux, ou ambré, ou... Bref, ce doux nectar? A voir...



B.B.BIG (pas sûr de l'écriture du nom...).

Ha bah c'est bien bon!! J'avoue, c'était à la sortie du Sapporo, et on avait envie d'un dessert japanisant. Quoi de mieux que de découvrir, dans une épicerie asiatique,  des glaces au haricot rouge? Sucré, surprenant et loin d'être dégueu. Je recommande.


Chips REAL Sea salt & Black pepper
J'ai décidé de collectionné les paquets de chips REAL. Je veux les goûter tous!! Je veux devenir Maitre REAL Chips!!!

Hum.

Bref, si un jour vous trouvez la simple image d'un paquet de chips REAL, vous saurez que je l'ai attrapé et goûté. Et tiens, je ferai un article de mon ordre de préférence des différents paquets!

Il y en a plus de cent-cinquante que tu peux attraper!! Devenir maitre Real Chips c'est ma destinéé-ééé!!...

vendredi 15 juin 2012

Jap', Honey!! & Jap-o-Ney... - Spécial Paname/Lyon

Merci à Léa, à qui je me suis permis d'emprunter la blague "Jap-o-Ney". Respect et Robustesse.


Voici un bout de temps que je me suis pris au jeu de manger japonais. Je dis "jeu" parce qu'il ne faut pas se leurrer : sushis, makis, salade soupe et brochettes, ça fait pas la graille d'un pays entier, hein...
C'est vrai, quoi : ils bouffent aussi des mets d'une extrême délicatesse, à l'occasion.


Voici donc deux restaurants que j'ai à vous présenter : un sur Paname, loin des sushis et nipponeries qu'on nous sert habituellement, développé dans la partie "Jap', Honey!!", et un autre sur Lyon, qui propose sushis et nipponeries qu'on nous sert habituellement, développé dans la partie "Jap-o-Ney".


Jap', Honey!!
A la base, la destination devait être un petit restaurant coréen dont la devanture semblait inviter à y faire un tour. Malheureusement, l'endroit était clos.

Nous nous rendîmes donc dans un restaurant, non loin de la station Opéra, et l'on m'assura que là, on me servirait autre chose que des sushis.

Le Sapporo.
Et non, je ne dirais pas "Sapporo être meilleur!!"

Ok, c'était nul...

On me propose donc de déjeuner ici. Tout d'abord, le premier point le plus impressionnant, c'est le transport, cette sensation d'entrer "ailleurs" : habituellement, un restaurant jap, c'est un restaurant normal, dans lequel le chef de la déco a placé deux trois statuettes de chat porte-bonheur, un tableau de chez BHV représentant une estampe japonaise et, pour faire exotique, un radiocassette qui diffuse des chansons dont tu captes pas les paroles, mais c'est pas grave on te dit : ça fait exotique!

Et là non. Je ne sais pas s'il y a vraiment eu un effort niveau déco, ça me parait tout simple : mais je ne saurais dire pourquoi, on s'y sent vraiment bien. Tout comme pour le Quincampe, je me suis pas mal fier à la ganache des autres clients. Z'avaient l'air content de leurs repas, c'était bon signe. Un tas de journaux, certains japonais et d'autres français, sont mis à disposition du client. Derrière nous, dans un renfoncement du mur, de vieux mangas en version originale attendent d'être parcourus encore, et encore, et encore avec une nonchalance incroyable. Oui, c'est con, je sais, mais moi j'les ai vu comme ça, ces mangas : des chats obèses et paresseux qui attendent d'être caressés avant de retourner à leurs siestes...
On est définitivement bien. Ok, y a une famille avec marmots, style Notre Belle Famille version française, à la table d'à coté, et l'on entend on ne peut mieux leur conversation. Pareil pour le couple de l'autre coté : on est cerné d'autres clients, et ça, faut avouer que c'est chiant. Mais... En comparaison au deuxième restaurant que je vous présente, ça vaut le coup, je vous jure.
Différents menus, assez abordables me semble-t-il, le plat principal étant un bol de ramen dont on choisi le goût en fonction de ce que l'on souhaite voir dedans : sauce soja, farine de soja ou sel (pas tout à fait sûr des appellations). A noter que je ne sois pas sûr que l'on trouve autre chose comme viande d'accompagnement que du porc. Mais bon : ça déchire!! A coté de ça, on a l'entrée, pour alterner. Nous avons opter pour un katsudon, et c'était... succulent. Des oignons, du porc pané, du riz et un œuf, le tout préparé exprès pour que tu sortes d'ici avec le sourire aux lèvres et le bidon satisfait. Bien sûr, il faut savoir manger avec des baguettes, mais le riz est parfaitement bien cuit et faudrait vraiment être un manche pour s'en foutre de partout. Pour accompagner le tout, on avait pris ce que j'appelle des "grignotins de poulet", c'est-à-dire du poulet panée. Un délice également.

 Le katsudon, qui est vraiment super bon!

Les ramens, qui vraiment on les aime!

Conclusion :

Un excellent restaurant, qui d'après ce que j'ai compris en me renseignant sur le net, sert de cantine aux japonais visitant Paris. De par sa localisation, ses tarifs et la qualité de la graille, c'est définitivement une adresse à conserver. A noter qu'il semble exister deux restaurant Sapporo : un Rue St-Anne (au 37), et un Rue Daunou (au 2bis). C'est ce dernier que j'ai testé, mais je pense que l'autre est de la même trempe.



Jap-o-Ney.
Lyon, maintenant. Avec un japonais à volonté pas donné et à qui j'ai pas très envie de faire de la pub. D'ailleurs, je n'ai même pas pris la peine de prendre des photos. Comme je l'ai dit précédemment, il y a des restaurants qui vous transportent, et d'autres où le chef de la déco a pas plus d'imagination que quelques statues de chat porte-bonheur, une estampe japonaise de chez BHV et un vieux radiocassette qui vous inflige "Le téléphone pleure" version soleil levant.

Ce restaurant, c'est le Yzumi. Rue Ney, d'où la blague Jap-o-Ney. Huhu, c'est le seul truc drôle que l'on puisse trouver à dire pour ce restaurant. Faut dire qu'à la base, ça sentait bon, genre grand luxe : menu à volonté à 16€ le midi (avec une quinzaine de variété de plat), 25€ le soir (trentaine de variété), et 28€ les soirs de week-end (quarantaine de variété).

J'ai un restaurant japonais à volonté que j'affectionne sur Paname. Pas excellentissime, du moins on peut trouver à redire, mais bordel ça tâte. Je sais que je ne devrais pas faire la comparaison entre les villes, que oui, sur Paris, c'est plus développé niveau resto jap', tout ça, mais... Merde à la fin! Parce que je suis sur Lyon, je ne devrais me farcir de la daube sous couvert de cuisine jap'?!? Fock off!! Je ne l'entends pas comme ça, nondedjiou!!

Ça commence avec un restaurant pas trop rempli, et un serveur qui nous fait, l'air de rien "Vous avez réservé?". Comme ce n'était pas le cas, il nous invite à nous placé directement à coté d'un groupe de personne, alors qu'il y a tout une rangé vide pas loin. Et quand on affecte de laisser une place entre le groupe et nous, ce connard s'obstine : il va y avoir du monde, qu'il dit.

Première bullshit : ABSOLUMENT PERSONNE NE S'EST POINTÉ POUR S'INSTALLER AUX PLACES VIDES DURANT TOUT NOTRE REPAS!!

Et j'insiste sur la nuisance que cela a impliqué : au Sapporo, on entendait les conversations des autres tables, certes, mais là, avec l'espace insignifiant qui séparait les convives, c'était un putain de level supérieur : on entendait pas la conversation, ON LA VIVAIT. Les histoires de Jean-Mi, qui a couché avec Marie à la soirée d'Antoine alors qu'il draguait Sandra avant ça n'ont plus aucun putain de secret pour moi!!

La suite pourrait limite être un gag, tellement j'ai pas apprécié : on a un tapi roulant devant notre tronche, qui trimballe sushis sans goût, makis miniatures, brochettes de poulet (à moins que ce ne soit du porc?), raviolis froids, porc pané froid, saumon cuit froid...Le tout dans des coupelles aux bords colorés qui n'ont rien à voir avec un quelconque tarif ou, à moins erreur de ma part, à aucune temporalité de conception de la bouffe. Je m'explique : à McDo, vous voyez le bac où glissent les burgers, amenant les sandwichs de la cuisine aux caisses? Et bien il y a des petit panneaux avec des chiffres dessus. C'est pour donner une temporalité à la bouffe : ainsi, un burger ne peut rester trop longtemps sinon il n'est plus considéré comme bon ou présentable à un client, et il est mis de coté puis jeté. C'est discutable, mais c'est comme ça que ça marche.
Chez Yzumi, on a donc des coupelles de couleurs qui ne change rien à ce que tu risques de bouffer ou de payer à la fin...

En parlant des coupelles, un petit coup de projecteur sur un autre souci que j'ai très vite rencontré quand j'ai commencé à bouffer : il n'y a qu'une brochette par coupelle, un sushi, un mini-california... Du coup, quand on bouffe copieusement comme papa, bah on se retrouve avec un monceau de coupelle vide qu'on sait plus où foutre parce qu'on a pas beaucoup de place pour bouffer!! Pour dire : à la fin, je débordais sur l'espace de la voisine, sinon je pouvais pas continuer! Et le serveur voyait bien, hein, il devait débarrasser mais que dalle, ça semblait l'emmerder que j'bouffe autant... Foutu connard.

Pour finir, ajoutons cette immense connerie au niveau des couverts : ok, je fais moi-même mon chieur et j'ai tendance à dire que c'est toujours plus authentique de bouffer avec des baguettes dans un restaurant jap. Mais quand on se retrouve face à une soupe, sans putain de cuillère pour touiller le bouillon, je dis une fois de plus FOCK OFF.


Conclusion :
Sympa de proposer des menus qui coûtent un bras alors que la qualité n'y est pas. Ni la qualité de la bouffe, ni du service. Des petits espaces de merde et de la bouffe froide, plus chère qu'une boîte de Choucroute William Saurin un dimanche après-midi pluvieux... Quelle arnaque!!



Le mot de la faim : allez au Sapporo, c'est bien bon. L'autre, faites comme moi, oubliez son nom.